2000 LIVRES POUR LA SERBIE

Discours de Raphaël Fantin,Président d'ADIFLOR, lors de la remise officielle à l'Institut français de Belgrade, en présence de Madame Moro, Ambassadeur de France.

 

Madame l’Ambassadeur,

Mesdames et Messieurs les directeurs et professeurs des établissements scolaires, 

Mesdames et Messieurs,                          

Je voudrais tout d’abord remercier Madame l’Ambassadeur pour l’accueil qu’elle a bien voulu nous réserver, pour les mots qu’elle vient de prononcer et pour avoir permis cette remise officielle de livres dans cette magnifique maison de la culture française qu’est l’Institut français de Belgrade dont nous avons pu apprécier le dynamisme et la grande qualité des activités qui s’y déroulaient lors de notre séjour. 

C’est avec joie que l’Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres Ouvrages et Revues (ADIFLOR), qui a fêté ses trente ans d’existence, se retrouve aujourd’hui parmi vous à Belgrade.

Avec 200 000 livres envoyés chaque année et au total 1800 projets menés, depuis sa création, dans 90 pays, nos opérations favorisent l’enseignement du français dans le monde, participent au dialogue des cultures au sein de cette formidable diversité francophone, ayant la langue française en partage et, dans le contexte international actuel, nous montrent toute l’importance des actions comme celles d’ADIFLOR contre l’ignorance et la barbarie et me conforte dans l’idée que c’est par la culture que l’Homme se construit et devient libre et digne.

Trente ans après sa création, ADIFLOR poursuit inlassablement, avec passion et fierté, sa mission de semer le plaisir de lire en français sur les cinq continents et d’œuvrer à la promotion de la langue française, outre par l’envoi de livres dans les écoles et les bibliothèques, par des actions telles que la diffusion de la Petite Bibliothèque d’ADIFLOR ou la Grande Dictée d’ADIFLOR.

En 2016, je proposais à la Déléguée générale d’ADIFLOR, Madame Isabelle Le Camus de Lagrevol, ici présente, un projet intitulé « L’Aigle à Deux Têtes en Francophonie » à l’occasion du 7Oème anniversaire de la création de la belle pièce de Jean Cocteau, L’Aigle à Deux Têtes, magistralement interprétée au cinéma par Jean Marais et Edwige Feuillère. Cet aigle bicéphale est le symbole de la Serbie.

C’est Monsieur Fabrice Peutot, Attaché de coopération pour le français, contacté par l’intermédiaire du Colonel Eric Prigent de l’Institut des Hautes Etudes en Défense Nationale (IHEDN) et ancien Attaché de défense de l’ambassade de France à Belgrade, qui répondit favorablement à notre proposition et c’est ainsi que se mit en place notre projet pour la Serbie. C’est avec son concours, celui de Madame Claire Billet, Coordinatrice de l’enseignement bilingue et de la promotion du français en Serbie, et de leurs successeurs respectivement Madame Florence Kohtz et Madame Juliette Tyrlik, qu’ont pu être approchés les différents établissements scolaires qui répondirent présents.

Parmi les acteurs, sans lesquels cette opération n’eût pas eu le même succès, il faut citer la société internationale AGS qui effectua le transport des livres de manière efficace depuis notre entrepôt de Fagnières dans le département de la Marne jusqu’à Belgrade, et notamment notre partenaire à Paris Monsieur Charles Baudart et son homologue serbe Monsieur Bojan Stojadinovic. Cette opération a été également soutenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, qui soutient nos actions en Europe centrale et orientale avec fidélité depuis de nombreuses années.

Vendredi en visitant le lycée 13 qui n’est pas un établissement bilingue, nous avons été agréablement surpris de voir que des élèves brillants et motivés passaient si aisément d’une saynète du Malade imaginaire de Molière à des chansons du répertoire français alors même que la bibliothèque ne comprenait que quelques ouvrages en français.

Chaque mission en Francophonie nous revivifie et nous prouve qu’ADIFLOR a raison en tant qu’acteur du monde associatif francophone de croire et d’œuvrer, avec conviction et énergie, en faveur de la promotion et de la diffusion de la langue française dans le monde par le livre, donnant ainsi le plaisir et le goût de lire en français dès le plus jeune âge.

Quand Albert Camus crie : « Ma patrie, c’est la langue française », il a raison.  La francophonie, c’est l’aventure, c’est la découverte de l’autre et des autres à travers notre trésor commun, la langue française. Dire le monde en français en Serbie ou au Canada, en Argentine ou en Ouzbékistan, au Congo ou au Tchad, au Vietnam ou au Vanuatu, c’est montrer notre extraordinaire diversité et complémentarité.

La Serbie est un pays observateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et c’est à juste titre qu’en 2013 nous avions déjà mené une opération auprès de 37 écoles où avaient été offerts 2100 livres. C’était à l’époque de votre prédécesseur, Madame l’Ambassadeur, Monsieur François-Xavier Deniau, qui par un clin d’œil de l’Histoire n’était autre que le fils du fondateur d’ADIFLOR, l’ancien Ministre Xavier Deniau.

Avant cette cérémonie de remise officielle de livres, j’ai visité votre ville, Belgrade, j’ai palpé, humé, vu, savouré l’âme de la Ville blanche. A Kalemegdan, j’ai découvert le Monument de la Reconnaissance à la France scellant l’amitié entre la France et la Serbie auquel Paris répondit par deux statues, celles de Pierre Ier le Libérateur et d’Alexandre Ier l’Unificateur.

A l’heure des célébrations du Centenaire de la Première Guerre mondiale en France, où une souscription est organisée pour la restauration de ce monument créé non seulement pour célébrer l’alliance militaire mais aussi pour l’aide éducative apportée par la France pendant et après la guerre, je suis fier qu’ADIFLOR offre pour 52 établissements quelque 2000 livres, renouvelant ainsi notre amitié pour que celles et ceux, amoureux de notre langue et notre culture, puissent à loisir les savourer et découvrir les auteurs francophones.

En venant ici, en rencontrant tant d’enthousiasme, tant de motivation dans les établissements scolaires, l’on sait pourquoi l’on travaille à Paris et cela nous montre l’importance de cette coopération entre ADIFLOR, l’Ambassade de France, l’Institut français et les professeurs et les élèves serbes. 

Pour conclure, je citerai André Malraux, écrivain et ministre des Affaires culturelles du Général de Gaulle. Belgrade possède en sa Bibliothèque le manuscrit d’un de ses derniers romans, La Tête d’Obsidienne, c’est dire combien la France, ses auteurs, sont attachés aux liens fraternels et d’amitié avec la Serbie. Il écrivait fort à propos et ADIFLOR s’inscrit dans le sillage de sa pensée : « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ». ADIFLOR modestement y contribue et espère d’une part que notre partenariat se poursuivra de manière pérenne et d’autres part que les élèves serbes seront des Conquérants, liront et diront pour encore longtemps le monde en français, inscrivant la Francophonie dans un avenir prometteur et partagé. 

Vive la Serbie, Vive la France, Vive l’amitié entre la France et la Serbie, Vive ADIFLOR et la Francophonie.                                                                                    

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UN PRIX PAR L'ACADÉMIE FRANÇAISE POUR ADIFLOR

Pour la cinqième année consécutive l'Académie française remet un prix à ADIFLOR.

 

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11 000 LIVRES POUR LE LIBAN

Discours de Louis Duvernois, Président d’Honneur d’ADIFLOR, lors de la remise officielle à la Résidence des Pins, sous le parrainage de l'Ambassadeur de France, Monsieur Emmanuel Bonne.

  

Mesdames, Messieurs, Cher (e) s ami (e) s,

 

Me voici de retour au Liban, un pays où je suis souvent venu et que je retrouve toujours avec le même plaisir. 

Avec M Jean-Louis Mainguy, Président puis Président d’Honneur de l’UFE au Liban, nous avons imaginé cette opération, joliment dénommée « Mille et Une pages » dans le sillage du salon du Livre de Beyrouth dont le succès ne se dément pas d’année en année.

C’est ce qui justifie ma présence parmi vous aujourd’hui.

Notre convention de travail entre l’UFE Monde à Paris et ADIFLOR, Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues porte ses fruits. ADIFLOR n’en est pas à sa première distribution de livres au Liban. Je garde en mémoire, il y a quelques années, une importante dotation aux quelque 80 bibliothèques publiques au Liban dans le cadre d’un soutien à ce que l’on appelait alors à l’ambassade, le Fonds de Solidarité prioritaire, consacré notamment au  renouvellement des fonds de lecture publique.

Cette fois-ci, l’UFE Liban et ADIFLOR se sont encore associées pour réactualiser l’offre de lecture publique avec une dotation de 11 000 livres de littérature générale, d’albums pour la jeunesse, de bandes dessinées 

Une grande partie de ces livres provient de la Bibliothèque Nationale de France que nous remercions pour ce partenariat qui profitera également à plusieurs établissements scolaires et médiathèques municipales dans des villes et même des villages libanais.

La distribution de cette dotation  UFE ADIFLOR se fera avec le concours  des équipes de l’UFE Liban qui, depuis le début de cette opération Mille et Une Pages, ont apporté  leur connaissance précise et précieuse du terrain et largement contribué à pouvoir assurer dans les meilleures conditions le transport de ces 11 000 livres vers le Liban grâce au concours du 3ème armateur mondial, la     CMA-CGM dont le siège social est à Marseille, présidée par un homme d’affaires averti, Monsieur Jacques Saadé.

J’ajouterai, pour n’oublier personne, que cette Opération Mille et Une pages a rencontré un fort soutien de l’ambassade de France au Liban et des services du Conseiller de coopération et d’action culturelle, président de l’Institut français du Liban.

ADIFLOR, créée en 1985 par Xavier Deniau, ministre de la Francophonie, a célébré, en décembre dernier, son 30e anniversaire à la Fondation de l’Alliance française, à Paris, en présence d’un auditoire nombreux, du président de l’Alliance, M. Jérôme Clément et du président du Sénat, M. Gérard Larcher.

Depuis 1985, et 30 ans plus tard, ADIFLOR a mené à terme, 2000 projets éducatifs et culturels à travers le monde, diffusé plus de 6 millions de romans, albums et manuels scolaires, avec l’appui- et c’est l’originalité de l’association- de plusieurs centaines de bénévoles, dynamiques et motivés ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et privés.

Enfin, je conclurai en remerciant également les conseillers consulaires à l’Assemblée des Français de l’étranger, en résidence au Liban, qui ont accompagné la réalisation de ce projet éducatif et culturel exemplaire au Liban, pays ami et allié avec lequel nous partageons des valeurs communes.

Nous sommes d’autant plus  fiers aujourd’hui de cette opération Mille et Une pages qu’elle s’inscrit dans la mission bientôt centenaire de l’Union des Français de l’étranger, fondée en 1927, et reconnue d’utilité publique officiellement en France.

La représentation de l’UFE au Liban continue de porter haut et fort les idéaux associatifs de l’UFE Monde et nous devons, ce soir, adresser à toutes et à tous, réunis ici à Beyrouth, Français d’origine ou d’adoption, à nos amis Libanais, un grand remerciement pour leur action, doublé de sentiments que je n’hésiterais pas à qualifier de fraternels, car venant du cœur.

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MADAGASCAR, PAYS À L'HONNEUR 2016

À l’occasion du XVIe Sommet de la Francophonie à Antananarivo, ADIFLOR fera une dotation importante de livres à Madagascar ou l’accès au livre est particulièrement difficile pour la population.

ADIFLOR propose d’envoyer des livres aux 30 Alliances françaises de l’ile afin de leur permettre d’assurer leurs activités de lecture publique dans les meilleures conditions. Elles feront également bénéficier les élèves des établissements scolaires partenaires des fonds par le biais d’animations dans les établissements, de dépôts/prêts d’ouvrages.

Parmi les autres bénéficiaires, on notera la Bibliothèque nationale de Madagascar, l’association Sol'6 : pour la construction d’une bibliothèque scolaire à Antsirabé, l’Ecole Ephata, pour aveugles, à Fianarantsoa.

ADIFLOR remercie ses partenaires : la DGLFLF (Ministère de la Culture), l'Académie française, les transports AGS, le Direction de la Coopération Internationale de la Principauté de Monaco, les éditeurs et le Centre de transcription et d’édition en braille qui soutiennent ce projet.

 

En marge du Sommet, la Fondation Alliance Française organisera une remise officielle des dons de livres à laquelle seront associés l’ensemble des partenaires.

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COLLOQUE ORGANISÉ PAR L'AFAL

Ce jeudi 12 mai 2016, l’AFAL (Association Francophone d’Amitié et de Liaison) organisait, un colloque au Sénat, sous le haut patronage de Monsieur Gérard LARCHER, Président du Sénat. Nommé La Francophonie : un enjeu d ‘avenir, il a été animé par Mme. Michèle ANDRÉ, Sénatrice et Vice-présidente de l’AFAL ainsi que par l’ancien Ministre et actuel Président de l’AFAL : M. Jacques GODFRAIN.

Ce colloque s’est articulé autour de deux grands thèmes:

Pour un droit à la langue française ainsi que

Pour une francophonie ambitieuse.

 

Qu’est-ce que l’AFAL ?

L’AFAL est une association loi 1901 créée en 1974 et présidée par l’ancien ministre M. Jacques GODFRAIN. Elle est une réunion internationale d’associations et d’ONG exprimant les aspects les plus variés de la francophonie. Elle a pour objectif de favoriser leurs actions en encourageant le dialogue des cultures et la coopération entre les communautés partageant l’usage de la langue française.

Les différents participants se sont  donc succédés afin de s’exprimer sur divers sujets autour des deux grands thèmes. Ces interventions ont été très enrichissantes et ont permis de soumettre de nombreuses idées destinées à faire évoluer la Francophonie ainsi que le Monde Francophone vers une Francophonie moderne.

L’ancien Ministre de la Culture et de la Francophonie M. Jacques TOUBON, Défenseur des droits, a ainsi affirmé sa volonté d’introduire un droit à la langue française ainsi que sa volonté d’inscrire dans la "Loi Egalité et Citoyenneté" des dispositions favorisant l’apprentissage de la langue française notamment. Selon lui, la langue française est certainement l’un des principaux vecteurs de la République, autrement dit, de la liberté, de l’égalité et de la cohésion sociale.

Par ailleurs, M. VALLINI , Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères, n’a pas pu être présent, mais a tenu à faire passer un message positif et dynamique qui a été lu par son représentant.

En effet, il considère la Francophonie comme un espace d’échange, mais aussi comme un levier de croissance. De plus, il est convaincu que la langue française qui porte un message d’égalité et de liberté doit aider à l’abolition à travers le monde de la peine de mort.

« Notre patrie commune, c’est la langue française », Albert CAMUS.

 

 

 

 

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Dictée « la dictée pour tous à Maisons » le 19 Mars 2016

Rejoignez nous pour « la dictée pour tous à Maisons » le 19 Mars 2016!

Pour la première fois, la ville de Maisons-Laffitte organise une opération de sensibilisation à la langue française : « Dis-moi dix mots », créée par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2003. Dans ce cadre, la ville offre à tous un événement intergénérationnel inédit avec le concours d'ADIFLOR et de la DGLFLF.

Le samedi 19 mars 2016, à 15h au Centre sportif et culturel, enfants, jeunes et adultes sont invités à participer à une grande dictée festive, dans laquelle de nombreux lots sont à gagner!
Trois paliers de difficulté seront proposés pour que chacun puisse apprendre en s’amusant.

Pour participer, c’est facile : inscrivez-vous auprès du service culturel de Maisons-Laffitte, au 01 34 93 12 82 ou envoyez un mail : centre.culturel@maisonslaffitte.fr.

L’inscription est gratuite et sans limite d’âge.

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FILM: 30 ANS D'ADIFLOR

À l'occasion de la célébration de ses 30 ans, ADIFLOR présente une rétrospective de ses actions dans le film 30 Ans ADIFLOR, réalisé par les bénévoles Paule et Patrick Vermeersch. 

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ADIFLOR EST AUSSI SUR FACEBOOK

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DÉCÈS DE BOUTROS BOUTROS GHALI

Communiqué de presse de Raphaël FANTIN, Président d’ADIFLOR

ADIFLOR (Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres Ouvrages et Revues) a la tristesse de vous annoncer le décès de l’ancien Secrétaire général de la Francophonie Boutros Boutros GHALI survenu le mardi 16 février 2016 à l’âge de 93 ans.

Il avait assuré le premier cette fonction de novembre 1997 à décembre 2003 après avoir occupé des fonctions diplomatiques, celles de Ministre des Affaires étrangères d’Egypte (1977-1991) où il fut l’un des principaux artisans des accords de paix israélo-arabe signés par Anouar El-Sadate et Menalem Begin en 1979 puis celles de Secrétaire général des Nations Unies de 1992 à 1997.

Apôtre de la paix, homme de grande culture et universitaire éminent, on se souviendra de son activité inlassable en faveur de la Francophonie avec notamment son livre Emanciper la Francophonie. Il portait une vision équilibrée et humaniste des rapports en pays du Nord et pays du Sud où le dialogue en français était garant de la diversité des cultures. Il avait donné corps et prestige à cette fonction, incarnant cette aventure francophone « née d’un désir ressenti hors de France » pour reprendre ses mots.

 

A sa famille et ses proches, nous adressons nos sincères condoléances.

ADIFLOR FÊTE SES 30 ANS À LA FONDATION ALLIANCE FRANÇAISE

Par Cécile Bourlange, bénévole ADIFLOR

 

"Il était une fois ADIFLOR, créée parce que dans des pays lointains et amis, des communautés de défenseurs de la langue française, souhaitaient des supports d’apprentissage. Depuis 1985, ce sont 30 ans de partages et d'envois solidaires: 2000 projets, plus de six millions de romans, albums envoyés, ...

 Mardi 8 décembre, ADIFLOR fêtait donc ces 30 ans de dons, don de soi des bénévoles, dons de support francophones par les éditeurs, les établissements d'enseignement, les particuliers, don des accueils chaleureux des bénéficiaires, associations, Alliances françaises, Instituts français, écoles, ...

Une cérémonie sous le signe de l'émotion qui avait lieu à la Fondation Alliance Française à Paris, dont Jérôme Clément est le président et qui était là pour accueillir chaleureusement l'association et a rappelé l'importance des Alliances Françaises dans le monde. Emotion dans la 1ère partie de soirée avec la diffusion de l'extraordinaire documentaire de Jean Crépu, « Sur la piste des manuscrits de Tombouctou", présenté par Isabelle Le Camus de Lagrevol, déléguée générale d'ADIFLOR, en présence du réalisateur, magnifique illustration de l'importance de la transmission de la connaissance et de la conservation d'une culture, avec comme cadre le Mali. Emouvantes images que ces malles isolées voguant fragiles au gré d'un monde chaotique.

Sont intervenus ensuite les différents acteurs d'ADIFLOR, tels que le Sénateur Louis DUVERNOIS, Président d’Honneur, pour rappeler les projets réalisés durant ces 30 ans grâce au soutien précieux d'ADIFLOR, le nouveau Président, Raphaël FANTIN, pour présenter les projets à venir, rappeler l'importance de la francophonie, et enfin Gérard LARCHER, Président du Sénat, participant depuis de nombreuses années aux événements organisés par ADIFLOR et rappelant dans son discours que "la langue permet la réunion des communautés, et construit des solidarités". Etait présente également,  Nicole Lambert, auteur et illustratrice d'albums jeunesse "Les triplés" et marraine de la Petite Bibliothèque d’ADIFLOR. A été ensuite projeté un film sur les actions d'ADIFLOR depuis 30 ans, réalisé par les bénévoles Paule et Patrick Vermeersch Film 30 ans ADIFLOR . C'est autour, enfin, d'un verre de l'amitié que chacun, chacune, a pu échanger et partager, et que s'est terminée cette soirée anniversaire."

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DISCOURS DU PRÉSIDENT RAPHAËL FANTIN LORS DE LA CÉRÉMONIE DES 30 ANS

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Sénateur,

Mesdames et Messieurs les élus de la République,

Monsieur le Président de la Fondation Alliance Française,

Mesdames et Messieurs les Administrateurs d’ADIFLOR,

Mesdames et Messieurs les bénévoles,

Chers amis,

Il y a trente ans, en décembre 1985, le Ministre Xavier Deniau créait l’Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres Ouvrages et Revues (ADIFLOR) face au constat simple et toujours d’actualité du criant besoin de livres en langue française dans les pays de la Francophonie ayant des liens historiques d’amitié avec la France mais aussi dans des lieux reculés et insoupçonnés où vibre l’amour du français. A l’époque, le monde comptait 135 millions de Francophones, depuis 139 millions d’enfants francophones sont nés.

Xavier Deniau en créant ADIFLOR mettait en l’œuvre  ce qu’enseignait le Général De Gaulle : « La France met à disposition du monde une langue adaptée par excellence au caractère universel de la pensée. Notre langue et notre culture constituent pour un grand nombre d’hommes, hors de France et hors du Canada, un foyer capital de valeurs, de progrès, de contacts et c’est tout à la fois notre avantage et notre devoir de la pratiquer et de la répandre ».

Alors, bien que certains pensent, défaitistes, que le recul du français est inéluctable, alors qu’au sein des institutions internationales et notamment au sein de l’Union européenne la part du français a reculé de manière insidieuse et il faut bien l’avouer sans réaction politique ou si peu, alors que l’élite française mais également la population fait preuve parfois d’une grande légèreté et d’une incompréhensible cécité en ce qui concerne la Francophonie et la langue française, considérant notre langue et son rayonnement dans le monde comme un héritage désuet et encombrant, nous leur disons c’est une faute culturelle, humaniste et géostratégique que vous commettez.  

Nous avons entendu le chant des désespérés et des défaitistes qui n’ont pas livré de bataille, nous avons entendu les amateurs de déclin  mais nous pouvons, à ADIFLOR, leur répondre que le déclin du français est fini, nous assistons à nouvel essor, à un renouveau.

Cette Francophonie, «  née d’un désir ressenti hors de France » pour reprendre les mots de M. Boutros Boutros-Ghali est bien réelle. La Francophonie n’appartient pas au passé, elle s’inscrit dans l’avenir. Ainsi, entre 2010 et 2014 le nombre de locuteurs qui l’utilisent quotidiennement ou quasi-quotidiennement a augmenté de 7% et l’on estime qu’en 2050 le monde comptera 700 millions de Francophones.

ADIFLOR en est la preuve vivante et chacune de nos missions en Francophonie nous revivifie. Avec 200 000 livres envoyés chaque année et au total plus de 1500 projets menés depuis trente ans dans 90 pays, nos opérations ont été de véritables succès. Ces réussites sont un espoir. Elles favorisent le développement de la scolarisation, de l’éducation dans le monde, de l’égalité filles/ garçons, participent au dialogue des cultures au sein de cette formidable diversité francophone, ayant la langue française en partage et dans le contexte actuel, nous montrent toute l’importance des actions comme celles d’ADIFLOR contre l’ignorance et la barbarie, et me conforte dans l’idée que c’est par la culture que l’Homme se construit et devient libre et digne.

Bien sûr, la Francophonie a une série de défis à relever mais elle peut compter sur ADIFLOR pour cela et pour répondre à ces enjeux contemporains que sont le rôle majeur du français dans le dialogue des cultures ou dans l’importance vitale des médias et des nouvelles technologies.

ADIFLOR poursuit inlassablement, avec passion et  fierté sa mission, qui s’apparente à une délégation de service public officieuse, de semer le plaisir de lire en français sur les cinq continents et d’œuvrer à la promotion de la langue française, outre par l’envoi de livres dans les écoles et les bibliothèques, par des actions de terrain telles que la diffusion de Petite Bibliothèque d’ADIFLOR ou encore la Grande Dictée d’ADIFLOR.

Nous portons le projet, qui est en phase d’essai, d’une Liseuse d’ADIFLOR qui a reçu le haut patronage du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et qui a déjà trouvé un grand intérêt en Afrique.

Enfin, ADIFLOR, acteur géopolitique, s’inscrit dans l’avenir et fait face aux réorientations des aides publiques notamment en mettant en place une politique active de recherche de mécènes voulant rapprocher l’économie de la culture et de la Francophonie. Ainsi, chaque entreprise, sensible à notre démarche, pourra rejoindre le Cercle des  Mécènes d’ADIFLOR et être associée à nos projets. Mais nous continuerons d’affirmer que c’est par la volonté politique à toutes les échelles, de l’Etat aux collectivités, sans oublier la participation de nos concitoyens, que nous ferons la promotion de la langue française, que nous  remporterons ces défis et répondrons à l’attente et l’envie de français aux quatre coins du monde.

Permettez-moi de rappeler, avant de terminer, la mémoire du Sénateur Daniel Goulet qui a succédé à Xavier Deniau avant que Monsieur le Sénateur Louis Duvernois ne préside aux destinées d’ADIFLOR pendant douze ans et me fasse confiance en me proposant la présidence de cette merveilleuse association qu’est ADIFLOR.

Merci à toutes celles et tous ceux qui bénévoles, éditeurs, acteurs institutionnels et privés nous permettent de porter haut et fort les valeurs de la Francophonie et de répondre à l’ambition toujours intacte d’ADIFLOR trente après sa création. Nous pouvons dire à ADIFLOR avec Albert Camus « Ma patrie, c’est la langue française ». Je vous donne rendez-vous dans 20 ans pour célébrer les cinquante ans d’ADIFLOR.

DISCOURS DU SÉNATEUR LOUIS DUVERNOIS LORS DE LA CÉRÉMONIE DES 30 ANS

Nous sommes réunis aujourd'hui pour le trentième anniversaire d'ADIFLOR, association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues, créée par Xavier Deniau, ancien ministre,  homme politique visionnaire et engagé dans la promotion de la langue et de la culture françaises, vecteurs de rayonnement et d'influence dans le monde.

Avec la célébration des 30 ans d'ADIFLOR, nous honorons la mémoire de ce président fondateur, fervent défenseur de ce qui nous identifie et nous singularise: la pratique de la langue française.

Nous avons des symboles forts de notre République: l'hymne national, le drapeau français que nous avons vu remis à l'honneur ces derniers temps, malheureusement en raison des évènements dramatiques du 13 novembre, et aussi notre langue française.

Tous ces symboles nous soudent et nous confortent dans notre identité, la solidarité et ce sentiment "d'appartenance à une citoyenneté" comme l'affirmait Albert Camus, écrivain français né en Algérie et prix Nobel de littérature. 

Le Président fondateur d'ADIFLOR avait bien pressenti l'importance culturelle et l'impact des langues dans un monde globalisé au sein duquel la mobilité est croissante.

C'est ainsi que la création d'ADIFLOR en 1985, s'est effectuée avec le soutien des services publics. La France est grande, disait le Général de Gaulle, lorsqu'elle est généreuse, d'une générosité entretenue par l'échange et le partage.

Rappelons que notre pays est à l'origine de la Convention multilatérale sur la diversité culturelle et linguistique adoptée en 2005, à l'UNESCO, à l'unanimité moins deux voix, les Etats-Unis et Israël.

ADIFLOR, sans but lucratif, partenaire du secteur de l'édition et des institutions publiques, tisse des liens éducatifs et culturels  auprès des 80 pays membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie, et également auprès d'autres pays sur tous les continents.

La contribution apportée par la puissance publique française à ADIFLOR est donc bien l'expression de la reconnaissance d'une mission efficace au service de l'intérêt national.

Monsieur le président du Sénat, Gérard Larcher, nous honore aujourd'hui par sa présence. Nous savons combien ADIFLOR vous est redevable et vous en remercions. Votre accompagnement a toujours été constant dans la promotion de la langue et de la culture française.

Le bilan d'ADIFLOR est impressionnant après 30 ans d'existence:  

- plus de 2000 projets éducatifs et culturels d'apprentissage à la lecture en français à travers le monde

- plus de 6 millions de romans, littérature générale et jeunesse, d'albums et de manuels scolaires envoyés dans le réseau des Instituts français, des écoles, collèges  et lycées français à l'étranger, des établissements scolaires et centres culturels francophones dans le monde  et dans le réseau des Alliances françaises.  Je salue d'ailleurs le Président de la Fondation Alliance française, M. Jérôme Clément, ancien président de la chaîne de TV franco-allemande ARTE, qui nous accueille aujourd'hui.  

- plusieurs centaines de bénévoles dynamiques et  motivés.

- le soutien de partenaires publics et privés.

L'action d'ADIFLOR n'est donc pas figée, ni freinée,  malgré les contraintes budgétaires et la baisse des aides publiques mais cela nous conduit à repositionner notre mission associative aux côtés de l'Etat et trouver des partenariats innovants pour continuer à assurer notre développement.

Ces nouvelles pratiques gestionnaires ne doivent pas signifier un retrait de la puissance publique française et des ministères, au travers des organisations et délégations concernées.

De l'ambition, ADIFLOR en a encore 30 ans plus tard mais avec l'esprit d'une coopération renouvelée et le concours du secteur public.

C'est en unissant nos forces, qu'ensemble nous continuerons à promouvoir la France créative dans tous les secteurs des industries culturelles et numériques ainsi que la langue française.

 

Louis Duvernois, Sénateur des Français établis hors de France, Président d'honneur d'ADIFLOR

DISCOURS DU SÉNATEUR LOUIS DUVERNOIS LORS DE LA REMISE DES 16 000 LIVRES DU PROJET

 

 

Monsieur le Directeur du Livre et de la lecture au ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal,

Monsieur le Conseiller de Coopération et d'action culturelle, Directeur de l'Institut français,

Madame et Messieurs les conseillers consulaires,

Madame la Déléguée générale d'ADIFLOR,

Madame la Présidente de l'Association Lire en Afrique,

Mesdames et Messieurs, Cher(e)s ami(e)s,

 

ALLEZ LES FILLES !

Ce cri de ralliement, on l'entendrait davantage sur un terrain de sport qu'en ce jardin-galerie "Le Manège" de l'Institut français qui nous accueille aujourd'hui à Dakar.

Nous nous retrouvons ici pour le projet labellisé par les organismes du XVe Sommet de la Francophonie et réalisé  par l'Association pour le Développement International Francophone de Livres, Ouvrages et Revues, mieux connue sous l'acronyme d'ADIFLOR, qui promeut la langue française, langue universelle et partagée par près de 250 millions de locuteurs, 6ème langue la plus parlée dans le monde, derrière le chinois, l'hindi, l'anglais, l'espagnol et l'arabe. 

A la veille de ce XVe Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement, membres de l'Organisation internationale de la Francophonie dont le thème porte cette année sur "Femmes et jeunes en Francophonie: vecteurs de paix, acteurs de développement" , ADIFLOR a voulu aussi et à sa manière, participer à ce grand évènement francophone, qui se tient cette année en Afrique, à Dakar, pour rappeler que cette langue partagée représente dans l'espace géographique francophone, 15% de la richesse mondiale et 12% du commerce international.

Ce n'est pas rien. Loin s'en faut dans un monde globalisé qui entraîne échanges culturels, économiques et accroît la mobilité internationale des personnes.

L'Afrique est un continent porteur d'avenir. La croissance démographique en témoigne. C'est aussi notre avenir commun, pays du Nord et du Sud. 

Etiquetée comme "cette autre langue africaine" par des amoureux de l'Afrique, la langue française reste avant tout sur ce continent "un support qui sert de lieu de passage d'un dialogue qui n'a que des missions d'être sans fin " assure l'éditeur et écrivain sénégalais, Elie-Charles Moreau.

l'Opération ALLEZ LES FILLES s'inscrit bien  dans cet état d'esprit. Notre projet de coopération, est devenu, aujourd'hui, une réalité en partenariat avec une autre Association, Lire en Afrique, le concours du ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, le soutien de l'Ambassade de France à Dakar et de l'Organisation internationale de la Francophonie et, bien entendu, du Sénat et de son Président Gérard Larcher qui accompagne ADIFLOR depuis plusieurs années.

Ce projet d'ADIFLOR porte sur une donation de 16 000 livres neufs, à destination de quelque 80 bibliothèques publiques réparties sur le territoire du Sénégal pour toucher des dizaines de milliers de filles en âge de scolarisation. De quoi meubler ces bibliothèques. 

Militants d'une francophonie assumée libre et respectueuse de la diversité, disciples de ses pères fondateurs il y a 50 ans: Léopold Sedar Senghor, poète, académicien, diplomate et Chef d’Etat sénégalais ; Hamani Diori, Président de la République du Niger ; Habib Bourguiba, Président de la République tunisienne et Norodom Sihanouk, Roi  du Cambodge, nous sommes ici rassemblés autour d’une langue partagée avec ses accents, ses expressions diverses qui font d’elle cette pépite d’or, selon Léopold Sedar Senghor, trouvée à l’heure de la décolonisation. 

Cette pépite continue de prospérer en élargissant de manière pacifique ses territoires, aux côtés d’ailleurs  en maints endroits, d’une répartition acceptée des rôles entre langue officielle et langues nationales. Le bon fonctionnement de cette alchimie particulière repose sur le succès du français compris par un nombre croissant de locuteurs.

Dans l’espace géographique de la francophonie, sur tous les continents, l’enseignement du français et en français est la clef de voute de cette politique. C’est pourquoi  Allez les filles s’adresse aux nouvelles générations de votre pays,  très conscient des enjeux fondamentaux  du XXIème et déterminé à favoriser et à soutenir le développement d’un environnement culturel francophone accessible au grand public.

C’est l’ambition d’ADIFLOR d’y parvenir à vos côtés en portant une attention spécifique aux jeunes publics et aux filles en particulier pour favoriser leur accès et leur maintien à l'école en soutenant leur réussite scolaire facilitant ainsi la prise de conscience des inégalités sociales et de la possibilité de les modifier. 

Allez les filles ! On compte également sur vous pour progresser ensemble.

Je vous remercie

 

LE XVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE S'EST TENU A DAKAR

Voici le nouveau visage de la Francophonie !

Michaëlle Jean à la tête de la Francophonie et prochain Sommet à (...) - XVe Sommet de la Francophonie

CONCOURS RECYCLIVRE, AIDEZ-NOUS À GAGNER

 

 

 

ADIFLOR est partenaire de Recyclivre* qui pour fêter l'anniversaire de sa création, organise un concours au terme duquel leurs associations partenaires peuvent gagner un chèque de 5000 euros !

Pour participer, c'est très simple : vous êtes invités à aimer la page Facebook et à  voter pour votre association favorite  ADIFLOR.

Le 31 octobre, date de clôture du concours, l'association qui totalisera le plus grand nombre de votes gagnera les 5000 euros mis en jeu.

Si ADIFLOR gagne, cette somme sera attribuée aux projets en cours :

- Allez les filles dont l’objectif est de développer les fonds de 80 bibliothèques au Sénégal. Projet réalisé en partenariat avec l’association Lire en Afrique.

et

- Semons en Roumanie le plaisir de lire en français dont l’objectif est de donner aux professeurs et élèves des outils pour apprendre le français et favoriser le lecture en français.

 

* RecycLivre.com est un site internet de vente de livres d’occasion. 10 % de son chiffre d’affaires est reversé à des associations sélectionnées pour leurs actions concrètes en faveur de la lutte contre l'illettrisme et de la préservation des ressources de notre planète

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DES BIBLIOTHÈQUES POUR LES ÉCOLES DU CONGO

MTN Congo a installé 21 bibliothèques dans les établissements scolaires. Le directeur général de MTN Congo, Freddy Tchala  a lancé le 2 juin 2014,  la 8ème édition du programme «21 Days of y’ello care 2014» sur le thème « Investir dans l’éducation pour tous ».

Pendant 21 jours (du 1er au 21 juin), les MTNers (agents de MTN) ont installé dans 21 établissements scolaires du pays, trois à Brazzaville et deux dans les autres départements du pays, des bibliothèques qui ont été pourvues de plus de 23.000 livres offerts pas ADIFLOR.

Chaque jour, ils ont préparé les kits de livres pour les établissements mais ils ont aussi préparé les salles en les peignant, fabriqué les tables, les bancs, les étagères, … bref, ils ont tout fait pour donner à toutes les salles la conformité d’une bibliothèque.

Un beau projet qui va se poursuivre en 2014-2015 puisque l'objectif est de 100 bibliothèques.

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ADIFLOR EN ROUMANIE .

ADIFLOR en Roumanie 


Film réalisé dans le cadre de la mission 'Semons en Roumanie le plaisir de lire en français'.

 

www.youtube.com/watch?v=Y_PF3kFFV0o

LA BIBLIOTHÈQUE DE COCORASTII

 

Je travaille à l'Institut et je suis Lecteur à l'Université Polytechnique. C'est un de mes étudiants, président d'une association locale qui nous a sollicité pour faire partie du projet ADIFLOR. Avec son association (CEDEC), il développe un centre communautaire où ils ont créé une bibliothèque suite à une campagne d'appel aux dons. ADIFLOR a donc largement contribué à la mise en place de cette bibliothèque et notamment pour le fond francophone.

- Aymeric Jeudy

  Ambassade de France en Roumanie – Université Polytechnique de Bucarest

 

En 2013, l’association CEDEC - Centre Européen pour le Développement Communautaire a organisé une collecte publique de livres pour mettre en place la bibliothèque de Cocorastii Colt, dans le département de Prahova.

La collecte a duré presqu’un an et a reçu des donations de livres de presque partout, ce qui a contenté beaucoup les organisateurs qui ont bien observé la volonté des institutions et des personnes, pour donner des livres à cette bibliothèque.

L’association ADIFLOR, en collaborant avec l’Institut Français de Roumanie, l’ARPF (Association Roumaine des Professeurs de Français) a contribué à apporter une partie des livres qui forment maintenant la bibliothèque de Cocorastii Colt et notamment le fond francophone.

L’espace de la bibliothèque existait déjà dans le Centre Culturel de Cocorastii Colt, mais il manquait les livres.

On est fier quand on dit que la bibliothèque a des livres que la plupart des bibliothèques du département et même du pays n’ont pas.

Même si la bibliothèque est placée dans un village et pas dans une ville, le fait que l’association CEDEC s’implique beaucoup dans l’éducation des jeunes et dans la culture dans le milieu rural, ainsi que les projets internationaux avec des associations de France, fait que la commune bénéficie et utilise ces livres dans les activités du Centre et de l’école.

Pour cela, on s’est proposé de finir l’enregistrement des livres jusqu'à la fin de l’été pour pouvoir inaugurer la bibliothèque. Les livres étrangers seront beaucoup utilisés dans les activités de l’école d’été qu’on fait chaque année au centre culturel, dans l’été, avec des bénévoles roumains et français.

Aussi, on a décidé de débuter le fonctionnement de la bibliothèque avec un nouveau projet, celui d’organiser chaque semaine des soirées de lecture spécialement pour les jeunes, tenues par des bénévoles qui vont lire et discuter les œuvres avec les jeunes en roumain, français ou anglais.

Cette bibliothèque représente dans notre commune l’essentiel de la culture et des connaissances et on est content de transformer, avec les activités qu’on fait et les grands projets dans la commune, notre commune roumaine dans une commune européenne, dans un contexte européen.

 

Président CEDEC

Ioan-Georgian NEAGU

 

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REMISE DE LIVRES AUX ENFANTS PARRAINES DE L’ECOLE BASSIATA

Depuis 8 ans l’association « Les amis de Bassiata » soutient la scolarité de 100 enfants, à Niamey (Niger)

Les premiers parrainés sont maintenant au Collège ou en  Lycée technique, une soixantaine d’enfants sont encore en primaire à l’école Bassiata.

Marie-Françoise Roy, Présidente de l’association et Claire Milliard, membre du bureau, se sont rendues à Niamey début février pour rencontrer les différents enseignants et les enfants parrainés, dont elles ont pu apprécier les progrès. L’entrevue avec les élèves a été l’occasion de remettre à chacun des 100 enfants un livre donné par ADIFLOR. Sans étonnement, on remarque que les enfants se sont « jetés » sur les bandes dessinées et les livres les plus joliment illustrés. Les « princesses » ont été largement choisies par les filles alors que voitures et avions recevaient les suffrages des jeunes garçons. Nouvelle théorie du genre ?

 

Marie-Françoise Roy, Présidente de Bassiata, administratrice ADIFLOR

 

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LE DISCOURS D'AURELIE FILIPPETTI POUR LE LANCEMENT DE "MARS, LE MOIS DES MOTS!"

Le 18 février à la Bibliothèque nationale de France

 

Madame la Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée

de la Francophonie, chère Yamina Benguigui,

Monsieur le Président de la Bibliothèque nationale de France, cher Bruno Racine,

Monsieur le Délégué général à la langue française et aux langues de France, cher

Xavier North,

Monsieur le Directeur artistique du Printemps des Poètes, cher Jean-Pierre

Siméon,

Madame la Responsable de la Semaine de la presse et des médias dans l'école,

chère Elsa Santamaria,

Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

Si je viens dès février vous parler du mois de mars, c'est donc pour vous

annoncer, non pas l'arrivée prochaine du printemps, mais le lancement de trois

manifestations, qui participent toutes, avec leur spécificité et leur inventivité

propre, à un renouveau, ludique et fécond, autour des mots, de la langue, de ses

expressions et de son sens.

 

Alors que ces derniers jours ont été le théâtre de controverses et de polémiques

sur le poids des mots et l’impact des livres et des idées qu’ils véhiculent auprès

des plus jeunes, cette initiative est l’occasion de réaffirmer notre attachement à la

liberté, à la création littéraire et à la formidable créativité de la littérature jeunesse,

mais aussi à tous les passeurs de mots, créateurs et auteurs, acteurs du livre et

de la lecture, et à cette ouverture sur le monde que représente pour chacun de

nos concitoyens la maîtrise des mots et des textes littéraires.

 

« Mars,le mois des mots !» répond à un double constat.

 

D'abord, une coïncidence de dates. Le mois de mars voit en effet fleurir une série

de manifestations autour des mots, chacune très attendue du public.

 

Le Printemps des poètes, d'abord, qui fait tant pour rendre la poésie familière au

plus grand nombre, pour la révéler dans le quotidien de nos vies et appeler notre

attention partout où elle surgit.

 

La Semaine de la langue française et de la Francophonie, ensuite, qui explore

la langue dans tous ses états et toutes ses expressions, et permet de mettre en

valeur le rôle que jouent sa maîtrise et son emploi dans la cohésion sociale, le

développement personnel et comme lien fort pour une communauté de plus de

220 millions de locuteurs dans le monde.

 

La Semaine de la presse et des médias à l'école incite quant à elle nos enfants

à devenir des citoyens, en les aidant à comprendre les mécanismes par lesquels

se construit l'information et à porter sur celle-ci un regard conscient, éclairé et

sélectif.

 

Ces trois manifestations se déroulent par ailleurs à un moment de l’année où le

livre est singulièrement à l’honneur avec le Salon du livre de Paris, organisé fin

mars.

 

Le second constat qui nous a amené à « Mars, le mois des mots !» est celui d’un

dénominateur commun entre ces trois manifestations : toutes trois jouent avec

l’appropriation de la langue, souvent de façon ludique, pour que celle-ci exprime

pleinement son sens.

 

La langue écrite, la langue parlée, cette langue commune dont nous avons reçus

les codes en héritage et que pourtant nous ne cessons de réinventer. Créer ou

découvrir un poème, jouer sur et avec les mots, lire, écrire ou comprendre un

article de presse sont autant d'activités qui présentent un lien intime et fécond

avec le langage.

 

Dans leur diversité, les trois manifestations réunies dans ce « mois des mots »

ont pour visée commune de donner à chacun la possibilité de prendre la parole,

de s'emparer de la langue comme outil de découverte, de connaissance et

d'expression de soi et de sa créativité.

 

Au-delà de ce double constat, l’initiative de ce jour est aussi - et surtout -

l'expression d'une volonté politique.

 

Si la langue et l’écrit évoluent librement, au gré de l'imagination des artistes, de

l'invention et des supports utilisés par les journalistes, des trouvailles de nos

jeunes concitoyens, l’Etat a un rôle décisif à jouer.

 

La langue et l’écrit sont partout mais tous n'y ont pas un égal accès : 7% des

personnes ayant été scolarisées en France ont des difficultés graves ou fortes à

l'écrit et sont en situation d'illettrisme, soit environ 2,5 millions de personnes de

16 à 65 ans.`

 

Il y a bien une exclusion par la langue et par l’écrit que l'Etat, comme toute autre

forme d'exclusion, doit combattre. C’est à lui d’éveiller le désir de lire,

d’accompagner le développement de cette industrie culturelle qu’est le livre, de

permettre à tous de comprendre l’information des médias pour que chacun de

nos concitoyens - et particulièrement les plus jeunes - se sente « bien dans sa

langue ».

 

La culture exerce ici une responsabilité majeure.

 

Le Printemps des poètes, la Semaine de la langue française et la Semaine de la

presse et des médias à l'Ecole ont en commun de renforcer la maîtrise de la

langue pour faciliter l'accès de tous aux oeuvres et aux savoirs et, par cet accès,

de développer les capacités d'expression en français.

 

Je voudrais également saluer le lancement en mars de la nouvelle saison de

l'opération Premières pages conçue en partenariat très étroit avec les

collectivités territoriales pour favoriser la familiarité avec le livre et le goût de la

lecture auprès des tout-petits et des familles. Elle concerne plus de 100 000

enfants cette année. C’est la preuve que jamais ne se tarit la source de création

des nombreux événements qui font aimer le livre et la lecture.

 

Cette ambition partagée tend naturellement à inscrire les trois opérations qui

nous réunissent aujourd’hui dans la politique en faveur de l'éducation artistique et

culturelle. Pour moi, les inégalités d’accès à la culture sont les plus terribles. La

force du ministère de la Culture et de la Communication, c’est de lutter contre ces

inégalités sur tous les territoires de la République. En les fédérant dans un

« mois des mots », je souhaite mettre davantage en évidence, notamment pour

les acteurs éducatifs, la dimension linguistique de cette politique et les ponts qui

peuvent exister entre chacune de ces manifestations.

 

Ce « mois des mots » n'en est qu'à sa première édition. S'il a vocation à fédérer

souplement des initiatives qui conservent chacune leurs spécificités, sa visée

d'ensemble, telle que je l'ai décrite, doit inciter à créer des synergies autour du

mot.

 

Nos récents débats à l’Assemblée nationale autour de la langue française, des

langues régionales et des langues de France prouvent que l’opinion a beaucoup

évolué : nous sommes plus sereins sur la place de la langue française dans la

République. Elle n’a pas à craindre le renforcement des langues régionales.

 

Entre la poésie de Max Jacob - célébrée par le Printemps des poètes, qui use du

calembour, de l'ironie et du jeu de mots - et la créativité lexicale encouragée cette

année par la Semaine de la langue française, entre les mots qui surgissent aux

quatre coins de nos villes et nos vies et ceux que l’on peut lire dans la presse,

des liens évidents existent et peuvent être mis à profit dans le cadre d'opérations

conjointes.

 

Ce mois de mars que je place sous le signe du mot doit permettre à chacun de

nos concitoyens, et particulièrement les plus jeunes, de construire un lien

privilégié avec notre langue et d’être ainsi en mesure de composer son propre

poème, car comme le disait Raymond Queneau « les mots, il suffit qu'on les aime

pour écrire un poème ». Pour que ce mois des mots soit celui de la poésie.

 

Je vous remercie.

 

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QUEL AVENIR POUR LA LANGUE FRANÇAISE DANS LES MÉDIAS AUDIOVISUELS ?

 

Le CSA a organisé, le lundi 9 décembre 2013 au Collège de France, un colloque sur le thème Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ?

L’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 confie au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) le soin de veiller « à la défense et à l’illustration de la langue et de la culture françaises ». De manière générale, l’utilisation de la langue française dans les médias ne semble pas poser de réel problème, un sondage publié en janvier dernier soulignant même que les Français sont très satisfaits par l’utilisation de la langue française à la télévision et à la radio.

Le Conseil a cependant constaté au vu du nombre de mails et de courriers reçus qu’il s’agissait toujours d’un sujet de préoccupation majeur pour les auditeurs et les téléspectateurs. C’est la raison pour laquelle le Conseil a souhaité entamer différents travaux sur le sujet « afin d’approfondir son action en faveur de la langue française » (1)

Patrice Gelinet, ancien de la radio publique, membre du Conseil et président des débats, rappelle que l'une des missions du CSA est de veiller “à la défense et à l’illustration de la langue française dans la communication audiovisuelle” Interrogé par 20minutes.fr, il a expliqué son objectif : "J’aimerais que le colloque aboutisse à la rédaction d’une charte commune sur le bon usage du français. [...] La langue française n’est pas si menacée que cela, ma volonté est surtout de promouvoir cette dernière, de faire en sorte que les Français aient envie de la pratiquer. Je ne suis pas contre tout usage des mots d’origine anglo-saxonne. Prenez «football» par exemple, il ne me viendrait pas à l’idée d’imposer «balle au pied»."

De prestigieux intervenants ont alors débattu du rôle des médias francophones dans l’apprentissage de la langue et de la culture françaises.

Abdou Diouf dans son discours a précisé qu’il souhaitait que les débats se placent dans le respect de la diversité culturelle et linguistique : « Si nous ne parvenons pas à préserver et à organiser pacifiquement la diversité, c’est non seulement la démocratie internationale qui sera mise en péril mais aussi les revendications identitaires qui s’exacerberont »

Programme :

  • Première table ronde : La langue française dans les médias audiovisuels de la francophonie
  • Conclusion de la matinée par Yamina Benguigui, ministre chargée de la Francophonie
  • Ouverture des travaux de l'après-midi par Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française
  • Deuxième table ronde : Etat des lieux, mise en valeur et bon usage de la langue française dans les médias audiovisuels
  • Troisième table ronde : Quelles réponses et perspectives apportent les professionnels ?
  • Clôture des travaux par Laurence Franceschini, directrice générale des médias et des industries culturelles, qui représentait la ministre de la Culture et de la Communication

 

(1) http://www.jurist4medias.fr

Voir aussi :

http://laplumeapoil.com/2013/12/09/lavenir-de-la-langue-francaise-dans-les-medias-audiovisuels-lavis-des-experts/

http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2013/12/11/le-csa-va-au-college/

Photos © Satellifax

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LE 4ème GRAND PRIX LIVRES HEBDO DES BIBLIOHÈQUES FRANCOPHONES

Livres Hebdo estime qu'il y a une vraie urgence à promouvoir les bibliothèques et leur rôle dans le rapprochement du public et du livre.

 

Pour cela le magazine des professionnels du livre a créé en 2010, pour la première fois en France, un Grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones.

Toujours présidé par un écrivain, son jury, tournant, comprendra neuf membres.

Le 4ème Grand Prix Livres Hebdo des bibliothèques, présidé par l'écrivain Dany Laferrière, a été remis au Sénat, dans l'annexe de la bibliothèque Médicis.

Mardi 3 décembre 2013, dans l'annexe de la bibliothèque Medicis du Sénat, le Grand Prix Livres Hebdo des bibliothèques 2013 a été décerné aux six lauréats.

Cette année, l’écrivain Dany Laferrière en a accepté la présidence.

Il était entouré de trois bibliothécaires, Dominique Lahary (directeur adjoint de la bibliothèque départementale du Val d'Oise), Françoise Legendre (directrice des bibliothèques municipales du Havre, lauréates 2012) et Françoise Dury (directrice de la bibliothèque centrale et itinérante de Namur, présidente de l'Association professionnelle des bibliothécaires-documentalistes), d’un éditeur Olivier Bétourné (P-DG du Seuil) et d’une libraire Sylviane Friederick (directrice de la librairie (Morges, Suisse), présidente de l'AILF) ainsi que du sociologue, Claude Poissenot, de l’université de Lorraine, Christine Ferrand, Rédactrice en chef de Livres Hebdo et Laurence Santantonios, responsable de la rubrique Bibliothèques de Livres Hebdo.

Le Grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones 2013 est organisé en quatre catégories :

  • prix de l'Innovation,
  • prix de l'Accueil,
  • prix de l'Espace intérieur,
  • prix de l'Animation.

 

Un agréable buffet termina la soirée.

 

Josseline Bruchet, Secrétaire générale.

 

 

 

 

Livres Hebdo 2013 ©Olivier Dion

 

 

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DON DE LIVRES PAR L’ASSOCIATION ADIFLOR EN TURQUIE

L’école maternelle Petit Génie, une des écoles francophones d’Istanbul, bénéficie, pour la deuxième fois, d’un don de livres pour enfants de la part de l’association ADIFLOR

Après avoir reçu un premier don conséquent d’albums pour la jeunesse, en 2012, une nouvelle demande d’aide a été adressée en 2013 à l’association ADIFLOR qui l’a acceptée. Ce sont deux amis de l’association AGIR abcd, venant en Turquie nous prêter main forte dans le domaine de la pédagogie, qui se sont chargés du transport des livres, de France à Istanbul. Je profite donc de l’occasion qui m’est donnée de rendre hommage une nouvelle fois à l’action remarquable de l’association ADIFLOR dans la diffusion du livre français à l’étranger, pour remercier aussi Daniel et Geneviève DAURIER de nous avoir rendu ce grand service. Sans eux, nous aurions eu bien du mal à assurer le transport de toute cette littérature de jeunesse si généreusement offerte.

Courant août 2013, les quelques 350 livres, albums et revues offerts par ADIFLOR sont arrivés à l’école Petit Génie. Le temps de les enregistrer dans notre programme de gestion de bibliothèque, et ils ont été mis à disposition des utilisateurs de la bibliothèque lors d’une exposition à laquelle ils ont été conviés pour les découvrir.

Tous ont trouvé alors l’occasion de remercier à nouveau l’association ADIFLOR, son Président, le Sénateur Louis Duvernois, ses membres et son personnel permanent qui permettent à de nombreuses personnes dans le monde d’accéder au livre et à la lecture en français, soutenant ainsi une francophonie qui peut s’appuyer ainsi sur un outil essentiel de sa diffusion.

Jean-Nicolas Lefilleul, Directeur de l’école Maternelle Petit Génie

 

 

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CHINE, UNE MÉDIATHÈQUE POUR TIANJIN

L’Alliance Française de Tianjin est la quinzième et  toute dernière Alliance créée en Chine, inaugurée le 15 avril 2010 dernier et située en plein cœur du quartier universitaire.

Comme l'explique Juliette Salabert, Directrice de l'Alliance : " Malgré un démarrage extrêmement difficile, dû à la réduction drastique des subventions initiales d'ouverture pour les Alliances Françaises, l’effectif des élèves ne cesse de s’accroître et tous réclament la création d’une médiathèque francophone pour leur ville.

En effet, la municipalité de Tianjin, ville non consulaire, souffre d’un paradoxe : si la demande de français y est plus forte qu’ailleurs, -car Tianjin, depuis le temps des concessions françaises, a toujours été une des villes les plus francophiles de Chine-, pour autant, elle ne connaissait aucune présence française culturelle avant l’ouverture de l’Alliance; les francophiles étant obligés de prendre le train pour Pékin pour accéder à des livres en français. L’AF de Tianjin a donc pour mission de créer enfin une médiathèque pour la ville."

C’est à l’automne prochain que la médiathèque ouvrira ces portes avec un total de 3000 livres. Une partie des 4 421 livres offerts par ADIFLOR trouvera sa place sur les étagères de la toute nouvelle bibliothèque, les autres ouvrages ont été répartis selon les besoins.

Les 8 Alliances les plus nécessiteuses du réseau ont reçu un total de 63 cartons (12 cartons à Canton, 9 à Jinan, 7 à Chongqing, 4 à Pékin, 8 à Wuhan, 7 à Hangzhou, 11 à Xian, 5 à Dalian ). Ainsi elles ont pu renouveler leur fonds. 22 cartons ont été offerts à la médiathèque de l’Université et au nouveau département de français. Enfin, 15 cartons ont été remis au lycée Xinhua qui a une filière francophone. 

Une belle opération menée par Juliette Salabert, Directrice de l’Alliance française de Tianjin.

Pour en savoir plus sur le réseau des AF en Chine : www.afchine.org/?lang=fr

 

 

 


 

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La langue française : Risque-t-elle de disparaître face à la prédominance de la langue anglaise ?

Par : Angela M Palmersheim, Central College, Stagiaire à ADIFLOR en 2012 

Il faut bien commencer en s’appuyant de l’histoire du français et son rapport avec l’anglais. L’histoire du français est très longue, mais en août 1539, François Ier signa l’ordonnance de Villers-Cotterêts, qui exige qu’on utilise le français pour tous les documents officiels, étant une langue valable qui peut tout exprimer. Grâce à cette ordonnance, le français devint la langue de l’aristocratie et de la diplomatie du nord de l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, et tous les grands traités commencèrent à s’écrire en français au lieu du latin (Académie française, 2012). La puissance de la langue française continua à augmenter pendant l’époque de colonisation, surtout pendant la IIIe République, et la France continua à être un pays très puissant dans la politique du monde (Larousse, 2012). Avec la fin de colonisation et la superpuissance des Etats-Unis, à l’époque de Charles de Gaulle, il y avait une ambiance anti-américaine en France après la Deuxième Guerre Mondiale, et les rapports entre La Grande Bretagne et la France n’étaient pas meilleurs. Par conséquent, les Parisiens ne voyaient pas des McDonalds à chaque coin de rue ; il y avait un seul restaurant à Paris, qui avait l’air chic et exotique, dans lequel on pouvait trouver un hamburger anglo-américain. Les cinémas montraient seulement les meilleurs films anglophones, et il y avait tant de vedettes françaises, comme Johnny Hallyday et Georges Brassens, que les célébrités américaines n’étaient pas très connues en France (Henry, 2008).
Cependant, même si l’invasion linguistique et culturelle de la langue anglaise n’était pas très visible dans les années 60s, elle avait bien commencée, surtout chez les jeunes Français. Les lycéens demandaient aux assistants américains de la langue anglaise de traduire et d’expliquer les paroles des chansons des Beach Boys et ils interrogeaient ceux de la Grande Bretagne sur les Beatles (Henry, 2008). En outre, il y eut une augmentation des produits anglais et américains en France pendant cette décennie. Par exemple, l’entreprise américaine Procter & Gamble fabrique même aujourd’hui des produits de grande consommation tels que Mr Propre et Pantene, des médicaments comme Vicks, des parfums comme Lacoste, et les produits de beauté comme Sébastien (Henry, 2008, Procter & Gamble, 2012). Les grandes entreprises de technologie étaient aussi anglophones ; IBM et BULL faisaient du grand progrès tandis que les entreprises françaises les regardaient avec admiration. Pergnier explique que « La suprématie socio-économique des Etats-Unis, d’où découle une puissante hégémonie ‘culturelle,’ a fait de l’anglais, en quelques décennies, la langue de communication universelle incontestée » (Pergnier, 1989). Malgré les efforts de Madame de Gaulle à éliminer les anglicismes, les nouveaux mots anglais et la culture anglo-américaine apparaissaient de plus en plus dans la capitale de la France (Henry, 2008).
Selon l’Académie Française, la langue anglaise menace la langue de Molière depuis le vingtième siècle : «Jugeant que la concurrence de l’anglais, même dans la vie courante, représentait une réelle menace pour le français et que les importations anglo-américaines dans notre lexique devenaient trop massives, les autorités gouvernementales ont été amenées, depuis une trentaine d’années, à compléter le dispositif traditionnel de régulation de la langue » (Académie française, 2012). 
Une étude linguistique se présent quand on examine le rapport entre ces deux langues. D’abord, il faut retenir qu’il est difficile d’étudier ce phénomène et de mesurer exactement comment l’anglais influence le français puisqu’il n’y a pas exactement de méthode parfaite, donc il n’y a pas beaucoup de recherches approfondies, et il est encore plus difficile de trouver des recherches subjectives puisqu’elles ont souvent un ton négatif et sont contre l’utilisation des mots anglais (McLaughlin, 2010). Néanmoins, on examine la recherche dont les linguistes font grand cas. Quelques académiciens décrivent le rapport entre les deux langues comme une « attaque » de l’anglais sur le français parce que la langue de Shakespeare influence actuellement la phonétique, l’orthographe, la morphologie, et la syntaxe françaises (Zanola, 2008). De plus, l’anglais influence la construction de la langue française ; on remarque « une augmentation dans la fréquence des constructions passives et l’omission des prépositions ou bien un changement de préposition » (McLaughlin, 2010). Cette « contamination linguistique » pourrait faire perdre « une valeur commune et un lieu d’identité nationale » selon quelques francophones (Zanola, 2008). 
Il est important de reconnaître que l’anglais que les français écrivent et parlent n’est pas l’anglais correct ; souvent, les anglophones ne comprennent pas les expressions ou les mots anglais que les français disent. Michel Serres, homme de lettres français et philosophe, constate dans une interview publiée en Contemporary French Civilization en 1996 : « L’anglais tel que les journaux français le parlent est un anglais faux. Lorsque tel journal dit tel mot et que je le fais voir à mes collègues américains, ils ne comprennent pas. Donc ce n’est pas l’anglais qui est introduit en France, c’est le latin de Molière. Le latin de Molière n’était pas du latin : c’était une langue spéciale pour faire croire aux ignorants qu’on est plus fort qu’eux » (Henry, 2008).
Mais, les francophones empruntent des mots anglais dans leurs conversations quotidiennes pour être à la mode ou pour faire branché sans rendre compte qu’ils ne les intègrent pas correctement (Zanola, 2008).
Plus simplement, Maurice Pergnier (bibliographie) souligne deux raisons principales pour lesquelles les Francophones choisissent d’emprunter une expression ou un mot anglais. D’abord, il y a la raison pragmatique : il n’y a pas de mot français pour dire exactement la même chose (Pergnier, 1989). Cela se voit surtout dans les domaines des affaires et de la technologie puisque les compagnies les plus puissantes viennent des pays anglophones (Zanola, 2008). Des exemples se trouvent dans les champs lexicaux de la technologie, comme un DVD, et des affaires, comme le marketing. La deuxième raison est ludique. 
Quelquefois, un mot anglais fait une distinction qui n’existe pas en français ; faire du shopping ne veut pas dire la même chose que faire des courses ni faire du lèche-vitrine (Pergnier, 1989).
Malheureusement, avec la crise économique, le ministre des Affaires Etrangères réduit les subventions aux Lycées Français dans le monde entier et le budget des Alliances Françaises ; il est difficile de défendre la langue de la République si on ne lui donne pas les moyens nécessaires pour le faire (Boisdet, 2010).
Il y a également l’association « Actions pour promouvoir le français des affaires » (APFA), créée en 1984, qui s’occupe d’acquérir des mots nouveaux ou déjà existants pour remplacer les anglicismes. Cette association est très importante puisque les affaires sont un des domaines, avec la technologie, les plus touchées par l’influence de l’anglais. Par exemple, elle a créé la page d’accueil pour remplacer home page et de point pour high tech (Zanola, 2008). L’usage de la langue française dans l’industrie audio-visuelle et dans certains aspects des entreprises françaises (Henry, 2008). Même si on pense que la loi de 1975 avait comme but de protéger le français contre l’influence anglo-américaine, elle élimine toutes les formes de bilinguisme, celles qui viennent de l’étranger ainsi que celles qui sont domestiques. Par la suite, les dialectes régionaux et les langues des minorités sont en effet supprimés par la loi (Henry, 2008), mais il est sûr que ces langues continuent à exister même aujourd’hui avec les panneaux routiers bilingues en Bretagne et autres régions françaises.
Après avoir reconnu que la loi de 1975 ne fonctionne pas comme on espérait, Jacques Toubon, le Ministre de la culture, fit un gros effort pour que la loi Toubon de 1994 soit adoptée. Cette loi fut très controversée quand fut présentée ; le Conseil Constitutionnel décida que deux articles seraient contre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Enfin, la loi fut adoptée le 4 août 1994 avec vingt-quatre articles, tous émanant du premier : « Langue de la République en vertu de la Constitution : la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publiques. Elle est le lien privilégié des Etats constituant la communauté de la francophonie. »
Jean-Jacques Thomas, l’auteur de « Les hommes de paroles », un devoir qui se concentre sur la Loi Toubon, s’inquiète que cette législation soit la cause du fait que l’usage du français diminue : « La loi ultra-nationaliste dite « De l’usage du Français en France » (adoptée par le Sénat en première lecture le 14 avril 1994) [est une] tentative dogmatique de purifier et de faire de la langue française un monopole d’usage, va tout à fait à l’encontre d’un modèle pluraliste et multiculturel fondé sur un relativisme des valeurs consensuelles. Contre le ‘plurilinguisme’ qui semble la formule adaptée à l’Europe et seule capable de ne pas éliminer la France des grandes conférences scientifiques et technologiques internationales » (Henry, 2008).
Moins strict et sérieux que les lois, il y a des livres pour aider les francophones à utiliser les mots bien français, tel que Evitez le franglais, parlez français ! de Yves Laroche-Claire. Selon l’auteur de la préface de ce livre, Bernard Pivot, journaliste et animateur d’émissions culturelles à la télévision française, ce livre est : « …le premier dictionnaire franglais-français. C’est un événement, parce que son auteur, Yves Laroche-Claire, a fait oeuvre utile en proposant pour chaque anglo-américanisme un ou plusieurs équivalents français, en provenance soit des commissions ad hoc chargées précisément de substituer au mot « yankee » un terme qui sonne français, soit de sa propre imagination… » (Henry, 2008).
Pivot continue en expliquant qu’il ne vaut pas rejeter complètement les anglicismes, et Pergnier, linguiste et auteur français, pense que quelque fois, surtout dans les innovations scientifiques, techniques, ou sociales, les anglicismes sont bien justifiés, mais ce qui est important est de savoir que le français évolue rapidement (Pergnier, 1989; Henry, 2008) : « A chacun son franglais. Rejeter tous les mots recensés par Yves Laroche-Claire serait déraisonnable. Les accepter tous, même les inutiles, les prétentieux, serait irréfléchi et ridicule. L’un des mérites de cet ouvrage est de nous obliger à prendre conscience d’un phénomène de société, d’une dérive grandissante de la langue (Henry, 2008). »

Quelques exemples que les francophones utilisent souvent et qui se trouvent dans ce dictionnaire franglais-français, sont (Henry, 2008): "déstresser" : "[se] décontracter", "[se] détendre", "tag" : "graffitis", "truster" : "monopoliser", "s’approprier", "megastore" : "grand magasin", "grande galerie", "must" : "indispensable", "immanquable", "sponsoriser" : "fiancer", "patronner".

De la même façon, le site-web de l’Académie Française publie l’article « Dire, ne pas dire » chaque mois pour indiquer des mots et des expressions qui s’utilisent très souvent parmi les Francophones mais qui ne sont pas corrects. Il y a souvent des anglicismes qui se trouvent dans cette collection, et l’édition de novembre 2012 se concentre sur les emprunts sémantiques, où les mots "produit", "dédié", "gérer", "opportunité", "évident", "récupérer", "structure", et "à travers" apparaissent. Les usages courants à cause de l’influence de l’anglais et les sens exacts et corrects de tous ces mots sont bien expliqués dans le but de les protéger (Académie française, 2012).

Il est bien évident que le français évolue, mais il n’est pas seul ; ce phénomène se voit dans toutes les langues, même l’anglais (Zanola, 2008). « Les langues s’influencent et leurs systèmes structuraux changent de manière importante, » et l’anglais n’influence que le français, comme l’allemand qui vit actuellement un changement syntaxique dû à la présence de l’anglais (McLaughlin, 2010). En fait, une étude publiée par Oxford University Presse indique qu’il y a plus d’anglicismes dans la langue allemande que dans le français (Henry, 2008).
Dans un rapport daté de 2002, qui étudie des publicités, indique que les écrivains durent trouver des traductions françaises pour les mots anglais suivants pour adhérer à la Loi Toubon : "lubricants", "very good boy", "roots", "aquadrink", "the fashion album", "the best of electromusic", "feat", "kid", "houseboat bonus track", "employee self service", "web design", "software", "stock options", "only be", "a group company", "you tell your friends about", "vision command", et plein d’autres (Henry, 2008). On remarque que tous ces mots et expressions peuvent se dire facilement en français. Cette étude ne mentionne pas s’il y avait des mots qui venaient d’autres langues ; elle se concentre seulement sur l’anglais. Pourtant, il y a d’autres études qui montrent que ce phénomène existe dans les autres pays européens, notamment une étude de vingt-deux langues européennes qui a été publiée par Oxford University Press en 2001. Cette étude montre que l’allemand est la langue la plus influencée par l’anglais, suivi par le français et puis l’espagnol. Néanmoins, la France réagit contre l’attaque de l’anglais plus que les autres pays (Henry, 2008).

La France vit aujourd’hui un phénomène linguistique dans lequel l’anglais influence la syntaxe, le vocabulaire, et la grammaire français. La langue française et sa culture ont une histoire riche ; autrefois la langue internationale, le français cède sa place à la langue anglaise pour plusieurs raisons. Avec la puissance de la langue anglaise, les Francophones utilisent beaucoup de mots et d’expressions anglais, souvent dans une manière incorrecte selon son usage normal. Malgré les efforts des associations qui veulent protéger la langue de Molière, la langue de Shakespeare continue à influencer le français. Comme les autres disputes linguistiques actuelles, le sujet du franglais est très discutable. Une question que des linguistes aussi bien que des Francophones se demandent souvent est si la langue française risque de disparaître face à la prédominance de la langue anglaise.

Plus concrètement, Michael D. Picone, professeur du français et des linguistiques à l’Université d’Alabama, développa une taxonomie dans laquelle il décrit les sept catégories des anglicismes dans sa thèse doctorale. Premièrement, il y a l’emprunt intégral, quand un mot anglais apparaît dans la langue française. Un scanner, le week-end, et un self-service sont quelques exemples. Deuxièmement, quand le sens d’un mot existant déjà en français change puisqu’il y a un mot similaire en anglais, il s’agit de l’emprunt sémantique (Henry, 2008). La définition pure du mot "réaliser", par exemple, est, « Faire passer à l’état de réalité (ce qui n’existait qu’à l’esprit)  accomplir, concrétiser, exécuter. Réaliser un projet » (Le Robert de Poche, 2011), mais le mot prend actuellement le sens dans la langue courante du verbe anglais to realize, qui veut dire se rendre compte. La troisième catégorie est l’emprunt structural. Une station-service et un tour-opérateur sont des exemples de ce type d’anglicisme, qui utilise les mots français avec la structure anglaise en laissant tomber les prépositions et quelquefois en changeant l’ordre des mots. Quatrièmement, il y a les pseudos-anglicismes, comme un "tennisman" pour dire "a tennis player". Ces mots et expressions ne sont pas exactement ce que les anglophones diraient, mais ils utilisent les mots anglais pour décrire quelque chose. Les hybrides sont la cinquième catégorie de la taxonomie de Picone. Comme son nom indique, les hybrides sont des expressions qui utilisent ensemble les mots français et anglais, comme top-niveau pour dire top level. Ensuite, Picone décrit l’emprunt graphologique, qui est normalement dû aux publicités, comme étant une reproduction d’un élément anglais ou quand un élément français prend une nouvelle fonction en raison du contact avec l’anglais. "Modern Hôtel" et "Rapid Service" sont des exemples de cette catégorie. Enfin, il y a l’emprunt phonologique, qui se voit le plus souvent avec le –ing, comme le "parking" et le "footing". Cet emprunt décrit le phénomène d’avoir un nouveau son phonétique qui s’introduit dans la langue française parce qu’il y a le contact avec l’anglais. Bien évidemment, il y a des exemples qui n’appartiennent pas exactement aux définitions que Picone donne, comme l’existence des paroles anglaises dans les chansons françaises, mais sa recherche est impressionnante (Henry, 2008).
Depuis le 25 juin 1992, selon l’article 2 de la Constitution française, « La langue de la République est le français » (Académie française, 2012). Il y a des institutions variées qui ont toutes l’intention de défendre cet article et assurent que la langue française prospère. Premièrement, l’Académie Française, fondée par le Cardinal Richelieu en 1635, voudrait bien que la langue française fasse partie de la félicité de la France : « Une des plus glorieuses marques de la félicité d’un Etat était que les sciences et les arts y fleurissent et que les lettres y fussent en honneur aussi bien que les armes » (Académie française, 2012). Plus récemment, à partir de 1972, des commissions ministérielles de terminologie et de néologie existent pour indiquer ou même créer des termes français en vue d’éviter l’utilisation des mots étrangers. Par exemple, jeu décisif remplace tie-break et software devient logiciel (Académie française, 2012).
Selon l’Article 6 de cette loi, tous les événements, toutes les démonstrations, et toutes les conférences qui se passent en France doivent être en français avec des textes supplémentaires en français si ces événements ne sont pas uniquement pour des étrangers ou pour le commerce étranger ; si le locuteur parle dans une autre langue, un résumé en français est obligatoire. Malgré la controverse de cette loi, un sondage indique qu’une majorité importante des Français soutient la législation. Cette loi crée des conséquences et des réprimandes à ceux qui ne l’obéissent pas, donc elle est plus efficace pour défendre la langue française que la loi de 1975. Par exemple, il y avait 80 condamnations en 2000, avec une amende moyenne de 500€ pour chacune (Henry, 2008). 
Leigh Oakes, professeur du français et des linguistiques à l’Université de Londres, est d’accord avec Thomas en pensant que la loi Toubon met les limites sur l’usage international du français. Selon elle, l’anglais vaudrait mieux comme langue officielle de l’Union Européenne si jamais elle décidait d’avoir une seule langue car la langue de Shakespeare est déjà la langue principale des jeunes eurocrates et parce que la Loi Toubon limite l’usage du français (Henry, 2008).

Dans son livre Le franglais vingt ans après, Pierre Trescases trouve que certes, il y a des centaines d’anglo-américanismes qui sont entrés dans les dictionnaires français depuis 1945, mais entre 1949 et 1960 moins que 2,5% des nouveaux néologismes étaient anglo-américains (Henry, 2008). Picone reconnaît qu’il y a sans doute les influences de l’anglais dans la langue de Molière, mais il met sa confiance dans la résilience et l’adaptabilité de la langue française et sa culture (Henry, 2008).
Selon Gourmont, écrivain français, « une langue reste belle tant qu’elle reste pure » (McLaughlin, 2010). Cependant, les langues doivent évoluer avec la société pour qu’elles puissent éviter la mort linguistique ; il faut que les langues ne soient pas stagnantes. Certes, il y a plein de mots et d’expressions anglais qui apparaissent dans la langue française, donc on peut dire qu’elle n’est plus pure. Mais le français emprunte également d’autres langues, comme l’italien et l’arabe, depuis les siècles et on le considéra encore belle. Pour se faire concurrence aux autres pays puissants, il faut que la langue de la France soit moderne et évolue avec le passage du temps. Certes, ce phénomène linguistique actuel se passe plus brusquement que les autres en raison de la mondialisation, mais il est plus important de reconnaître que la langue française, à côté des autres langues, vit tout simplement une évolution linguistique. Il est possible que dans le XXIIe siècle le français sera la langue qui « attaque » et « menace » les autres ; on n’en sait rien. Les Francophones sont fiers de leur langue et leur culture et ils vont les protéger tout en acceptant les évolutions. Même avec les imposteurs-- ou bien les enrichissements—anglais la langue de Molière continuera à être une des plus belles langues du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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