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La langue française : Risque-t-elle de disparaître face à la prédominance de la langue anglaise ?

Par : Angela M Palmersheim, Central College, Stagiaire à ADIFLOR en 2012 

Il faut bien commencer en s’appuyant de l’histoire du français et son rapport avec l’anglais. L’histoire du français est très longue, mais en août 1539, François Ier signa l’ordonnance de Villers-Cotterêts, qui exige qu’on utilise le français pour tous les documents officiels, étant une langue valable qui peut tout exprimer. Grâce à cette ordonnance, le français devint la langue de l’aristocratie et de la diplomatie du nord de l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, et tous les grands traités commencèrent à s’écrire en français au lieu du latin (Académie française, 2012). La puissance de la langue française continua à augmenter pendant l’époque de colonisation, surtout pendant la IIIe République, et la France continua à être un pays très puissant dans la politique du monde (Larousse, 2012). Avec la fin de colonisation et la superpuissance des Etats-Unis, à l’époque de Charles de Gaulle, il y avait une ambiance anti-américaine en France après la Deuxième Guerre Mondiale, et les rapports entre La Grande Bretagne et la France n’étaient pas meilleurs. Par conséquent, les Parisiens ne voyaient pas des McDonalds à chaque coin de rue ; il y avait un seul restaurant à Paris, qui avait l’air chic et exotique, dans lequel on pouvait trouver un hamburger anglo-américain. Les cinémas montraient seulement les meilleurs films anglophones, et il y avait tant de vedettes françaises, comme Johnny Hallyday et Georges Brassens, que les célébrités américaines n’étaient pas très connues en France (Henry, 2008).
Cependant, même si l’invasion linguistique et culturelle de la langue anglaise n’était pas très visible dans les années 60s, elle avait bien commencée, surtout chez les jeunes Français. Les lycéens demandaient aux assistants américains de la langue anglaise de traduire et d’expliquer les paroles des chansons des Beach Boys et ils interrogeaient ceux de la Grande Bretagne sur les Beatles (Henry, 2008). En outre, il y eut une augmentation des produits anglais et américains en France pendant cette décennie. Par exemple, l’entreprise américaine Procter & Gamble fabrique même aujourd’hui des produits de grande consommation tels que Mr Propre et Pantene, des médicaments comme Vicks, des parfums comme Lacoste, et les produits de beauté comme Sébastien (Henry, 2008, Procter & Gamble, 2012). Les grandes entreprises de technologie étaient aussi anglophones ; IBM et BULL faisaient du grand progrès tandis que les entreprises françaises les regardaient avec admiration. Pergnier explique que « La suprématie socio-économique des Etats-Unis, d’où découle une puissante hégémonie ‘culturelle,’ a fait de l’anglais, en quelques décennies, la langue de communication universelle incontestée » (Pergnier, 1989). Malgré les efforts de Madame de Gaulle à éliminer les anglicismes, les nouveaux mots anglais et la culture anglo-américaine apparaissaient de plus en plus dans la capitale de la France (Henry, 2008).
Selon l’Académie Française, la langue anglaise menace la langue de Molière depuis le vingtième siècle : «Jugeant que la concurrence de l’anglais, même dans la vie courante, représentait une réelle menace pour le français et que les importations anglo-américaines dans notre lexique devenaient trop massives, les autorités gouvernementales ont été amenées, depuis une trentaine d’années, à compléter le dispositif traditionnel de régulation de la langue » (Académie française, 2012). 
Une étude linguistique se présent quand on examine le rapport entre ces deux langues. D’abord, il faut retenir qu’il est difficile d’étudier ce phénomène et de mesurer exactement comment l’anglais influence le français puisqu’il n’y a pas exactement de méthode parfaite, donc il n’y a pas beaucoup de recherches approfondies, et il est encore plus difficile de trouver des recherches subjectives puisqu’elles ont souvent un ton négatif et sont contre l’utilisation des mots anglais (McLaughlin, 2010). Néanmoins, on examine la recherche dont les linguistes font grand cas. Quelques académiciens décrivent le rapport entre les deux langues comme une « attaque » de l’anglais sur le français parce que la langue de Shakespeare influence actuellement la phonétique, l’orthographe, la morphologie, et la syntaxe françaises (Zanola, 2008). De plus, l’anglais influence la construction de la langue française ; on remarque « une augmentation dans la fréquence des constructions passives et l’omission des prépositions ou bien un changement de préposition » (McLaughlin, 2010). Cette « contamination linguistique » pourrait faire perdre « une valeur commune et un lieu d’identité nationale » selon quelques francophones (Zanola, 2008). 
Il est important de reconnaître que l’anglais que les français écrivent et parlent n’est pas l’anglais correct ; souvent, les anglophones ne comprennent pas les expressions ou les mots anglais que les français disent. Michel Serres, homme de lettres français et philosophe, constate dans une interview publiée en Contemporary French Civilization en 1996 : « L’anglais tel que les journaux français le parlent est un anglais faux. Lorsque tel journal dit tel mot et que je le fais voir à mes collègues américains, ils ne comprennent pas. Donc ce n’est pas l’anglais qui est introduit en France, c’est le latin de Molière. Le latin de Molière n’était pas du latin : c’était une langue spéciale pour faire croire aux ignorants qu’on est plus fort qu’eux » (Henry, 2008).
Mais, les francophones empruntent des mots anglais dans leurs conversations quotidiennes pour être à la mode ou pour faire branché sans rendre compte qu’ils ne les intègrent pas correctement (Zanola, 2008).
Plus simplement, Maurice Pergnier (bibliographie) souligne deux raisons principales pour lesquelles les Francophones choisissent d’emprunter une expression ou un mot anglais. D’abord, il y a la raison pragmatique : il n’y a pas de mot français pour dire exactement la même chose (Pergnier, 1989). Cela se voit surtout dans les domaines des affaires et de la technologie puisque les compagnies les plus puissantes viennent des pays anglophones (Zanola, 2008). Des exemples se trouvent dans les champs lexicaux de la technologie, comme un DVD, et des affaires, comme le marketing. La deuxième raison est ludique. 
Quelquefois, un mot anglais fait une distinction qui n’existe pas en français ; faire du shopping ne veut pas dire la même chose que faire des courses ni faire du lèche-vitrine (Pergnier, 1989).
Malheureusement, avec la crise économique, le ministre des Affaires Etrangères réduit les subventions aux Lycées Français dans le monde entier et le budget des Alliances Françaises ; il est difficile de défendre la langue de la République si on ne lui donne pas les moyens nécessaires pour le faire (Boisdet, 2010).
Il y a également l’association « Actions pour promouvoir le français des affaires » (APFA), créée en 1984, qui s’occupe d’acquérir des mots nouveaux ou déjà existants pour remplacer les anglicismes. Cette association est très importante puisque les affaires sont un des domaines, avec la technologie, les plus touchées par l’influence de l’anglais. Par exemple, elle a créé la page d’accueil pour remplacer home page et de point pour high tech (Zanola, 2008). L’usage de la langue française dans l’industrie audio-visuelle et dans certains aspects des entreprises françaises (Henry, 2008). Même si on pense que la loi de 1975 avait comme but de protéger le français contre l’influence anglo-américaine, elle élimine toutes les formes de bilinguisme, celles qui viennent de l’étranger ainsi que celles qui sont domestiques. Par la suite, les dialectes régionaux et les langues des minorités sont en effet supprimés par la loi (Henry, 2008), mais il est sûr que ces langues continuent à exister même aujourd’hui avec les panneaux routiers bilingues en Bretagne et autres régions françaises.
Après avoir reconnu que la loi de 1975 ne fonctionne pas comme on espérait, Jacques Toubon, le Ministre de la culture, fit un gros effort pour que la loi Toubon de 1994 soit adoptée. Cette loi fut très controversée quand fut présentée ; le Conseil Constitutionnel décida que deux articles seraient contre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Enfin, la loi fut adoptée le 4 août 1994 avec vingt-quatre articles, tous émanant du premier : « Langue de la République en vertu de la Constitution : la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publiques. Elle est le lien privilégié des Etats constituant la communauté de la francophonie. »
Jean-Jacques Thomas, l’auteur de « Les hommes de paroles », un devoir qui se concentre sur la Loi Toubon, s’inquiète que cette législation soit la cause du fait que l’usage du français diminue : « La loi ultra-nationaliste dite « De l’usage du Français en France » (adoptée par le Sénat en première lecture le 14 avril 1994) [est une] tentative dogmatique de purifier et de faire de la langue française un monopole d’usage, va tout à fait à l’encontre d’un modèle pluraliste et multiculturel fondé sur un relativisme des valeurs consensuelles. Contre le ‘plurilinguisme’ qui semble la formule adaptée à l’Europe et seule capable de ne pas éliminer la France des grandes conférences scientifiques et technologiques internationales » (Henry, 2008).
Moins strict et sérieux que les lois, il y a des livres pour aider les francophones à utiliser les mots bien français, tel que Evitez le franglais, parlez français ! de Yves Laroche-Claire. Selon l’auteur de la préface de ce livre, Bernard Pivot, journaliste et animateur d’émissions culturelles à la télévision française, ce livre est : « …le premier dictionnaire franglais-français. C’est un événement, parce que son auteur, Yves Laroche-Claire, a fait oeuvre utile en proposant pour chaque anglo-américanisme un ou plusieurs équivalents français, en provenance soit des commissions ad hoc chargées précisément de substituer au mot « yankee » un terme qui sonne français, soit de sa propre imagination… » (Henry, 2008).
Pivot continue en expliquant qu’il ne vaut pas rejeter complètement les anglicismes, et Pergnier, linguiste et auteur français, pense que quelque fois, surtout dans les innovations scientifiques, techniques, ou sociales, les anglicismes sont bien justifiés, mais ce qui est important est de savoir que le français évolue rapidement (Pergnier, 1989; Henry, 2008) : « A chacun son franglais. Rejeter tous les mots recensés par Yves Laroche-Claire serait déraisonnable. Les accepter tous, même les inutiles, les prétentieux, serait irréfléchi et ridicule. L’un des mérites de cet ouvrage est de nous obliger à prendre conscience d’un phénomène de société, d’une dérive grandissante de la langue (Henry, 2008). »

Quelques exemples que les francophones utilisent souvent et qui se trouvent dans ce dictionnaire franglais-français, sont (Henry, 2008): "déstresser" : "[se] décontracter", "[se] détendre", "tag" : "graffitis", "truster" : "monopoliser", "s’approprier", "megastore" : "grand magasin", "grande galerie", "must" : "indispensable", "immanquable", "sponsoriser" : "fiancer", "patronner".

De la même façon, le site-web de l’Académie Française publie l’article « Dire, ne pas dire » chaque mois pour indiquer des mots et des expressions qui s’utilisent très souvent parmi les Francophones mais qui ne sont pas corrects. Il y a souvent des anglicismes qui se trouvent dans cette collection, et l’édition de novembre 2012 se concentre sur les emprunts sémantiques, où les mots "produit", "dédié", "gérer", "opportunité", "évident", "récupérer", "structure", et "à travers" apparaissent. Les usages courants à cause de l’influence de l’anglais et les sens exacts et corrects de tous ces mots sont bien expliqués dans le but de les protéger (Académie française, 2012).

Il est bien évident que le français évolue, mais il n’est pas seul ; ce phénomène se voit dans toutes les langues, même l’anglais (Zanola, 2008). « Les langues s’influencent et leurs systèmes structuraux changent de manière importante, » et l’anglais n’influence que le français, comme l’allemand qui vit actuellement un changement syntaxique dû à la présence de l’anglais (McLaughlin, 2010). En fait, une étude publiée par Oxford University Presse indique qu’il y a plus d’anglicismes dans la langue allemande que dans le français (Henry, 2008).
Dans un rapport daté de 2002, qui étudie des publicités, indique que les écrivains durent trouver des traductions françaises pour les mots anglais suivants pour adhérer à la Loi Toubon : "lubricants", "very good boy", "roots", "aquadrink", "the fashion album", "the best of electromusic", "feat", "kid", "houseboat bonus track", "employee self service", "web design", "software", "stock options", "only be", "a group company", "you tell your friends about", "vision command", et plein d’autres (Henry, 2008). On remarque que tous ces mots et expressions peuvent se dire facilement en français. Cette étude ne mentionne pas s’il y avait des mots qui venaient d’autres langues ; elle se concentre seulement sur l’anglais. Pourtant, il y a d’autres études qui montrent que ce phénomène existe dans les autres pays européens, notamment une étude de vingt-deux langues européennes qui a été publiée par Oxford University Press en 2001. Cette étude montre que l’allemand est la langue la plus influencée par l’anglais, suivi par le français et puis l’espagnol. Néanmoins, la France réagit contre l’attaque de l’anglais plus que les autres pays (Henry, 2008).

La France vit aujourd’hui un phénomène linguistique dans lequel l’anglais influence la syntaxe, le vocabulaire, et la grammaire français. La langue française et sa culture ont une histoire riche ; autrefois la langue internationale, le français cède sa place à la langue anglaise pour plusieurs raisons. Avec la puissance de la langue anglaise, les Francophones utilisent beaucoup de mots et d’expressions anglais, souvent dans une manière incorrecte selon son usage normal. Malgré les efforts des associations qui veulent protéger la langue de Molière, la langue de Shakespeare continue à influencer le français. Comme les autres disputes linguistiques actuelles, le sujet du franglais est très discutable. Une question que des linguistes aussi bien que des Francophones se demandent souvent est si la langue française risque de disparaître face à la prédominance de la langue anglaise.

Plus concrètement, Michael D. Picone, professeur du français et des linguistiques à l’Université d’Alabama, développa une taxonomie dans laquelle il décrit les sept catégories des anglicismes dans sa thèse doctorale. Premièrement, il y a l’emprunt intégral, quand un mot anglais apparaît dans la langue française. Un scanner, le week-end, et un self-service sont quelques exemples. Deuxièmement, quand le sens d’un mot existant déjà en français change puisqu’il y a un mot similaire en anglais, il s’agit de l’emprunt sémantique (Henry, 2008). La définition pure du mot "réaliser", par exemple, est, « Faire passer à l’état de réalité (ce qui n’existait qu’à l’esprit)  accomplir, concrétiser, exécuter. Réaliser un projet » (Le Robert de Poche, 2011), mais le mot prend actuellement le sens dans la langue courante du verbe anglais to realize, qui veut dire se rendre compte. La troisième catégorie est l’emprunt structural. Une station-service et un tour-opérateur sont des exemples de ce type d’anglicisme, qui utilise les mots français avec la structure anglaise en laissant tomber les prépositions et quelquefois en changeant l’ordre des mots. Quatrièmement, il y a les pseudos-anglicismes, comme un "tennisman" pour dire "a tennis player". Ces mots et expressions ne sont pas exactement ce que les anglophones diraient, mais ils utilisent les mots anglais pour décrire quelque chose. Les hybrides sont la cinquième catégorie de la taxonomie de Picone. Comme son nom indique, les hybrides sont des expressions qui utilisent ensemble les mots français et anglais, comme top-niveau pour dire top level. Ensuite, Picone décrit l’emprunt graphologique, qui est normalement dû aux publicités, comme étant une reproduction d’un élément anglais ou quand un élément français prend une nouvelle fonction en raison du contact avec l’anglais. "Modern Hôtel" et "Rapid Service" sont des exemples de cette catégorie. Enfin, il y a l’emprunt phonologique, qui se voit le plus souvent avec le –ing, comme le "parking" et le "footing". Cet emprunt décrit le phénomène d’avoir un nouveau son phonétique qui s’introduit dans la langue française parce qu’il y a le contact avec l’anglais. Bien évidemment, il y a des exemples qui n’appartiennent pas exactement aux définitions que Picone donne, comme l’existence des paroles anglaises dans les chansons françaises, mais sa recherche est impressionnante (Henry, 2008).
Depuis le 25 juin 1992, selon l’article 2 de la Constitution française, « La langue de la République est le français » (Académie française, 2012). Il y a des institutions variées qui ont toutes l’intention de défendre cet article et assurent que la langue française prospère. Premièrement, l’Académie Française, fondée par le Cardinal Richelieu en 1635, voudrait bien que la langue française fasse partie de la félicité de la France : « Une des plus glorieuses marques de la félicité d’un Etat était que les sciences et les arts y fleurissent et que les lettres y fussent en honneur aussi bien que les armes » (Académie française, 2012). Plus récemment, à partir de 1972, des commissions ministérielles de terminologie et de néologie existent pour indiquer ou même créer des termes français en vue d’éviter l’utilisation des mots étrangers. Par exemple, jeu décisif remplace tie-break et software devient logiciel (Académie française, 2012).
Selon l’Article 6 de cette loi, tous les événements, toutes les démonstrations, et toutes les conférences qui se passent en France doivent être en français avec des textes supplémentaires en français si ces événements ne sont pas uniquement pour des étrangers ou pour le commerce étranger ; si le locuteur parle dans une autre langue, un résumé en français est obligatoire. Malgré la controverse de cette loi, un sondage indique qu’une majorité importante des Français soutient la législation. Cette loi crée des conséquences et des réprimandes à ceux qui ne l’obéissent pas, donc elle est plus efficace pour défendre la langue française que la loi de 1975. Par exemple, il y avait 80 condamnations en 2000, avec une amende moyenne de 500€ pour chacune (Henry, 2008). 
Leigh Oakes, professeur du français et des linguistiques à l’Université de Londres, est d’accord avec Thomas en pensant que la loi Toubon met les limites sur l’usage international du français. Selon elle, l’anglais vaudrait mieux comme langue officielle de l’Union Européenne si jamais elle décidait d’avoir une seule langue car la langue de Shakespeare est déjà la langue principale des jeunes eurocrates et parce que la Loi Toubon limite l’usage du français (Henry, 2008).

Dans son livre Le franglais vingt ans après, Pierre Trescases trouve que certes, il y a des centaines d’anglo-américanismes qui sont entrés dans les dictionnaires français depuis 1945, mais entre 1949 et 1960 moins que 2,5% des nouveaux néologismes étaient anglo-américains (Henry, 2008). Picone reconnaît qu’il y a sans doute les influences de l’anglais dans la langue de Molière, mais il met sa confiance dans la résilience et l’adaptabilité de la langue française et sa culture (Henry, 2008).
Selon Gourmont, écrivain français, « une langue reste belle tant qu’elle reste pure » (McLaughlin, 2010). Cependant, les langues doivent évoluer avec la société pour qu’elles puissent éviter la mort linguistique ; il faut que les langues ne soient pas stagnantes. Certes, il y a plein de mots et d’expressions anglais qui apparaissent dans la langue française, donc on peut dire qu’elle n’est plus pure. Mais le français emprunte également d’autres langues, comme l’italien et l’arabe, depuis les siècles et on le considéra encore belle. Pour se faire concurrence aux autres pays puissants, il faut que la langue de la France soit moderne et évolue avec le passage du temps. Certes, ce phénomène linguistique actuel se passe plus brusquement que les autres en raison de la mondialisation, mais il est plus important de reconnaître que la langue française, à côté des autres langues, vit tout simplement une évolution linguistique. Il est possible que dans le XXIIe siècle le français sera la langue qui « attaque » et « menace » les autres ; on n’en sait rien. Les Francophones sont fiers de leur langue et leur culture et ils vont les protéger tout en acceptant les évolutions. Même avec les imposteurs-- ou bien les enrichissements—anglais la langue de Molière continuera à être une des plus belles langues du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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